Ethique de la responsabilité, de quoi parle-t-on ?


Lorsque j’agis pour celle ou celui dont la vie se défile, s’échappe à ses rêves, à ses projets, j’engage, à la mesure de ma responsabilité, mes actes et leurs conséquences. Devant des maux et des silences accidentés, décider de décabosser les mots, de façonner à nouveaux les corps, de réactiver les sensations pour que l’être soit, à nouveau, voilà l’expression de l’éthique de la responsabilité ! « Décider, c’est faire acte de présence au cœur de l’incertain, au cœur de la vie même », nous rappelle Charles Pépin dans la confiance en soi. La responsabilité ne s’oppose pas à la conviction mais elle accepte d’agir dans l’incertitude, faisant de la décision un processus émotionnel plus que rationnel. L’éthique de la responsabilité c’est l’expression du courage, pas celui du héros viril, celui de « l’acteur au travail », artisan du sens de la vie ordinaire. Celles et ceux qui choisissent d’agir et d’accompagner « autrui en souffrance » sont animés de ce courage. Décider de semer de l’action inspirante pour une dignité humaine partagée et accompagner ce qui en germera, relève de ce sens éthique.

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